Maroc : où est le changement ?
Ni révolution, ni rupture au Royaume des ouiouistes : le 1er juillet restera un jour historique où le Maroc a rendu hommage aux années les plus frauduleuses de son passé. Le projet de Constitution, « fait par les Marocains, pour les Marocains » a été adopté à plus de 98% des suffrages exprimés, avec un taux de participation qui avoisinerait les 72%. Le scrutin, qui devait être l’avènement d’une nouvelle ère démocratique marocaine, fut la démonstration exemplaire d’une manipulation que la monarchie opère depuis déjà plusieurs mois. Celle-ci a débuté dès le 10 mars dernier, alors que Mohamed VI nommait la « Commission Mennouni » pour élaborer une révision constitutionnelle profonde, censée mener le Royaume vers plus de libertés et de démocratie. C’est cette commission, constituée de 19 membres, qui a représenté les Marocains et s’est réunie à huit-clos pour débattre, en privé, de l’avenir du pays. Elle se targuera par la suite d’avoir reçu des cen...