Les transferts des MRE repartent à la hausse
En effet, d'après les derniers indicateurs préliminaires des échanges extérieurs publiés par l'Office des changes, les recettes MRE, équivalant à leurs transferts, ont progressé au cours des cinq premiers mois de cette année de 6,8% ou +1,37 milliards DH (MMDH), se chiffrant à 21,67 MMDH contre 20,3 MMDH une année plus tôt.
Avec cette progression, les flux des fonds envoyés par les MRE se redressent petit à petit après un début d'année plutôt modeste et se rapprochent de leur bonne performance annuelle en 2010. Cette amélioration des flux des envois de fonds des MRE arrive à un moment où le pays en a grandement besoin. En fait, le Maroc a de plus en plus besoin de devises pour faire face à l'accroissement de ses importations qui ne sont couvertes que partiellement (47,7% à fin mai) par les exportations. De plus, les transferts des MRE constituent une bouée de sauvetage pour les banques, dont les fonds ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins de financement des entreprises et des ménages, mais également du Trésor. En alimentant leurs trésoreries, ces transferts allègent les pressions qui s'exercent sur les liquidités bancaires et que le crédit d'un milliard d'euros que le pays a contracté auprès des bailleurs de fonds étrangers, l'année dernière, n'a pu atténuer que provisoirement.
Il est à rappeler qu'au cours de l'année dernière, ces transferts ont atteint 54,09 MMDH contre 50,21 MMDH en 2009, en progression de 7,7% ou +3,88 MMDH. Par rapport à la moyenne des années 2005 à 2009, soit 49,37 MMDH, ces recettes ont progressé de 9,6% ou +4,72 MMDH.
D'après le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, Mohamed Ameur, qui est intervenu à ce sujet la semaine dernière lors du conseil de gouvernement, les transferts des MRE sont passés de 47 MMDH en 2006 à 55 MMDH en 2007, avant de baisser de 3,5 % en 2008 pour s'établir à 53,72 MMDH.
En ce qui concerne les modes de transferts, a-t-il précisé, les virements bancaires demeurent le moyen privilégié des Marocains du monde avec 40,44 MMDH en 2010, suivis des chèques bancaires (12,56 MMDH) et de la poste (1,97 MMDH). Les transferts des MRE en provenance de la France ont enregistré une hausse de 9,4 % en 2010, passant de 20,22 MMDH en 2009 à 22,13 MMDH. S'agissant des transferts des MRE des États-Unis, ils ont évolué plus rapidement, (17,4 %), s'élevant à 2,95 MMDH en 2010 contre 2,51 un an auparavant.
Par contre, les transferts des Marocains établis en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Belgique ont cédé à la baisse, respectivement de 8,4 %, 10,1 %, 9,9 % et de 7,4 %. Par ailleurs, d'après un récent rapport réalisé conjointement par la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique (CEA) et de l'Union Africaine (UA),
le Maroc figure parmi les six pays africains ayant le plus bénéficié des transferts de fonds des émigrés.
En outre, ces flux financiers, qui représentent à peu près 9% du PIB du pays, jouent un rôle socioéconomique d'une grande importance.
Certes, d'après les études qui ont été réalisées à ce sujet, plus de 75 % de ces fonds sont destinés au soutien familial et une petite part seulement du reste de ces fonds est dédiée à l'investissement, en particulier dans le domaine immobilier.
Cependant, on fait remarquer que le soutien familial est tout aussi important que l'investissement, du fait qu'il contribue à la lutte contre la pauvreté.
Avec cette progression, les flux des fonds envoyés par les MRE se redressent petit à petit après un début d'année plutôt modeste et se rapprochent de leur bonne performance annuelle en 2010. Cette amélioration des flux des envois de fonds des MRE arrive à un moment où le pays en a grandement besoin. En fait, le Maroc a de plus en plus besoin de devises pour faire face à l'accroissement de ses importations qui ne sont couvertes que partiellement (47,7% à fin mai) par les exportations. De plus, les transferts des MRE constituent une bouée de sauvetage pour les banques, dont les fonds ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins de financement des entreprises et des ménages, mais également du Trésor. En alimentant leurs trésoreries, ces transferts allègent les pressions qui s'exercent sur les liquidités bancaires et que le crédit d'un milliard d'euros que le pays a contracté auprès des bailleurs de fonds étrangers, l'année dernière, n'a pu atténuer que provisoirement.
Il est à rappeler qu'au cours de l'année dernière, ces transferts ont atteint 54,09 MMDH contre 50,21 MMDH en 2009, en progression de 7,7% ou +3,88 MMDH. Par rapport à la moyenne des années 2005 à 2009, soit 49,37 MMDH, ces recettes ont progressé de 9,6% ou +4,72 MMDH.
D'après le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, Mohamed Ameur, qui est intervenu à ce sujet la semaine dernière lors du conseil de gouvernement, les transferts des MRE sont passés de 47 MMDH en 2006 à 55 MMDH en 2007, avant de baisser de 3,5 % en 2008 pour s'établir à 53,72 MMDH.
En ce qui concerne les modes de transferts, a-t-il précisé, les virements bancaires demeurent le moyen privilégié des Marocains du monde avec 40,44 MMDH en 2010, suivis des chèques bancaires (12,56 MMDH) et de la poste (1,97 MMDH). Les transferts des MRE en provenance de la France ont enregistré une hausse de 9,4 % en 2010, passant de 20,22 MMDH en 2009 à 22,13 MMDH. S'agissant des transferts des MRE des États-Unis, ils ont évolué plus rapidement, (17,4 %), s'élevant à 2,95 MMDH en 2010 contre 2,51 un an auparavant.
Par contre, les transferts des Marocains établis en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Belgique ont cédé à la baisse, respectivement de 8,4 %, 10,1 %, 9,9 % et de 7,4 %. Par ailleurs, d'après un récent rapport réalisé conjointement par la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique (CEA) et de l'Union Africaine (UA),
le Maroc figure parmi les six pays africains ayant le plus bénéficié des transferts de fonds des émigrés.
En outre, ces flux financiers, qui représentent à peu près 9% du PIB du pays, jouent un rôle socioéconomique d'une grande importance.
Certes, d'après les études qui ont été réalisées à ce sujet, plus de 75 % de ces fonds sont destinés au soutien familial et une petite part seulement du reste de ces fonds est dédiée à l'investissement, en particulier dans le domaine immobilier.
Cependant, on fait remarquer que le soutien familial est tout aussi important que l'investissement, du fait qu'il contribue à la lutte contre la pauvreté.

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